Une histoire de motivation et de bienveillance

Traverser la Chine à pieds, avoir trois enfants, devenir danseuse, faire la meilleure pizza du monde (au moins), avoir une maison et un chien, gagner beaucoup d’argent, apprendre le russe, faire un métier au service des autres, rire beaucoup, mener une vie au contact de la nature, savoir faire des ricochets, courir les musées et les expositions, se mettre au yoga … Nous avons toutes et tous des motivations et des aspirations petites ou grandes qui nous guident au quotidien. Certaines se réaliserons, d’autres ne résisterons pas à l’épreuve de la réalité ou du quotidien mais il n’empêche que les poursuivre sera structurant pour nous et fera de nous qui nous sommes.

En ce moment, ma vie professionnelle n’est pas ce que je souhaiterais qu’elle soit et du fait de la maladie d’un de mes parents, ma vie personnelle est en train de s’écarter de ce que j’avais imaginé être ma vie d’adulte. C’est malheureux, c’est difficile, mais le fait est que je n’ai guère le choix, il va falloir faire avec. Cette période difficile a en tous cas une vertu indéniable, je réfléchis beaucoup à ce qui est réellement important pour moi et à l’individu ce que j’ai envie d’être et ça m’aide à avancer.

L’idée de ce billet un peu décousu n’est pas de faire ma psychanalyse (je vous rassure). Mais j’avais envie de vous parler de ce processus d’introspection, de certaines conclusions auxquelles je suis arrivée et de petits leviers qui m’aident à avancer sur ce chemin. A titre d’illustration, j’ai choisi des citations de motivation issues de mon board pinterest. C’est justement un de ces petits leviers qui me servent à garder le cap.

 

1/ Réfléchir à mes priorités est quelque chose qui m’est vital

Je vous l’avoue je suis assez envieuse de ceux et celles qui avancent sans se poser de question. Qui sautent le pas apparemment sans état d’âme et sans crainte. Je suis quelqu’un qui a tendance à beaucoup se poser de questions avant de faire les choses, à peser le pour et le contre et à imaginer les différentes issues possibles avant de me lancer, comme un filet de sécurité. Je n’y peux rien, c’est comme ça depuis que je suis enfant. Ma mère m’avait surnommé « Prudence petits pas ». Par contre quand je suis convaincue j’y vais sans hésiter.
Durant mes études et mes premières années de vie professionnelle, j’étais lancée. Je savais que j’avais trouvé ma voie et les choses étaient simples, y compris au plan personnel. Après maintenant 10 ans de vie professionnelle, je rencontre donc un couac au point que j’ai même réfléchi à changer de métier. Bien que désagréable (la frustration est à son apogée depuis 18 mois), je sais que cette période « sans » ne durera pas. En ayant dû prendre un peu de recul, je me suis rendue compte que oui cette carrière est la mienne (on en reparlera dans 10 ans). Je suis convaincue que je suis bonne pour ça et j’ai envie de plus de responsabilités aka devenir le chef, ce sur quoi je n’aurais pas du tout parié au début. Ne reste plus donc qu’à trouver un nouveau poste qui me corresponde (facile non ? ;)). Bref tout ça pour vous dire que le fait de se poser, de prendre du recul d’évaluer la direction qu’on suit que ce soit au plan pro ou perso est un processus dont j’ai besoin périodiquement pour me remettre en route. Cette fois-ci, la vie s’en est chargé pour moi, mais je sais que ce processus de remise en question reviendra dans quelque temps et sera bénéfique même si avouons-le c’est parfois assez inconfortable.

2/ Certaines aspirations ne seront pas totalement remplies, mais ce n’est pas grave

Depuis que je suis petite, le sport a toujours fait partie de ma vie. C’est une habitude que j’ai hérité de mes parents, notamment de mon papa. Au point que petite je rêvais de faire sport études et, un jour, d’être championne olympique. Spoiler alert, ce rêve ne s’accomplira pas. Pour autant, ce n’est pas un échec, loin de là. Je n’avais pas réellement besoin de le réaliser mais ma phase d’introspection n’a fait que confirmer que le sport est une dimension importante de ma vie que ce soit au plan de l’équilibre physiologique, psychologique ou social. Bien que je ne serais jamais une championne, je ne pourrais pas concevoir ma vie sans. Après une période de quelques mois où je m’en étais écartée faute d’envie et d’énergie, y retourner et retrouver mes potes de club m’a fait un bien fou. Bref, tout ça pour vous dire que souvent le rêve en soi n’est pas un but à atteindre mais il est le révélateur du chemin qui nous correspond.

3/ On en peut pas tout faire

Comme beaucoup je pense, j’ai la tentation de vouloir une vie sociale bien remplie, une maison impeccable, une vie sportive, des repas faits maison, un boulot prenant, du temps pour lire et des moments avec mon chéri, plus l’ambition de développer un ou deux autres hobbies tels que tenir un blog ou apprendre la photo. Alors que la société et notamment les réseaux sociaux (hello instragram), nous poussent à la perfection dans tous les domaines, la vérité c’est que ça n’est pas humainement possible ! La vérité vraie c’est qu’on ne peut pas être partout et tout faire à fond, il faut choisir. Ou alors si vous savez comment, je suis preneuse de la recette. Ainsi, réfléchir à ce qu’on veut vraiment c’est aussi se concentrer uniquement sur quelques projets et y consacrer le temps qu’il faut pour faire ça bien. Dans ce domaine aussi, je suis donc adepte du moins mais mieux. Et malgré ça, il y aura des jours où le planning explosera. Il y aura des jours où l’appart restera en désordre pour pouvoir aller faire un tour en amoureux. Les assiettes ne seront pas toujours joliment dressées, certains soirs, on commandera même à livrer parce qu’on a la flemme ou mieux à faire. Et c’est bien comme ça.

 

4/ Savoir ce qu’on veut c’est bien, y arriver c’est autre chose (dédicace à la control freak que je suis)

Dans le même ordre d’idées, parfois l’objectif a beau être clair et on a beau se donner à fond, on ne contrôle pas tout. Je suis quelqu’un qui a du mal avec l’échec, les ratés, les « ça aurait pu être mieux ». Sans doute est-ce un peu d’orgueil mais je suis donc plutôt intransigeante avec moi-même (et avec les autres). En règle générale c’est plutôt une qualité pour avancer mais il faut aussi réaliser qu’on ne contrôle pas tout, que certaines choses sont hors de notre portée et qu’il faut parfois savoir lâcher prise sous peine de se casser les dents. Il y a des jours où ça ne veut pas. Des jours où on est crevés et on sèchera l’entrainement, ou on ne le fera qu’à moitié. Des jours où le burger et les frites seront bien plus tentant que la salade et le pain au complet. Des jours où malgré vos efforts au boulot, un de vos dossiers va foirer parce qu’une info n’est pas arrivée jusqu’à vous ou parce que votre chef a finalement tout gâché. C’est ainsi, la vie est parfois mal faite et nous ne sommes pas parfaits. Je ne dis pas qu’il faut systématiquement se laisser tenter par la facilité et laisser courir, mais j’ai réalisé qu’être bienveillant envers soi et laisser de la place aux aléas est important pour tenir sur la durée.

Sur ce je vous laisse là, j’espère que ce long billet vous a plu et je vous dit à bientôt pour une recette.

 

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8 réflexions sur “Une histoire de motivation et de bienveillance

  1. Tout ça me parle énormément, je suis plus ou moins dans les mêmes réflexions… Pour ma part j’ai pris quelques semaines de congés pour me pencher sur la question : à suivre dans 1 mois ! Merci pour ces quelques mots qui rassemblent ! ;)

    1. Merci Sarah. Les remises en question et les phases de turbulence sont dures à vivre, mais au final si on en ressort en y voyant plus clair, c’est bénéfique. Je te souhaite de bonnes vacances et des réflexions fructueuses alors :)

  2. Wow, j’ai trouvé ton article assez touchant, et très parlant. Moi aussi je me fixe pas mal de but, et parfois on exige trop de soi-même. J’ai par exemple toujours vécu la frustration de ne pas avoir fait de piano, alors voilà que je m’y mets. Mais en parallèle je me fais plein de reproches : je parle chinois mais mon niveau s’effrite, je trouve mes photos de blog de mauvaise qualité etc. On veut tout et on met parfois la barre trop haut.
    Cela dit je pense que c’est bien de se fixer des objectifs afin de s’améliorer. Mais il ne faut pas qu’on se sous-estime à chaque fois qu’on s’aperçoit qu’on ne les a pas rempli…

    1. Merci de ton message. je suis totalement en phase avec toi. C’est important d’avoir des buts, ça t’encourage à progresser, ça t’aide à grandir. Simplement, il faut accepter que parfois il y a des accidents en route et on arrive pas aussi vite que prévu :)

  3. D’ailleurs, je suis comme toi sur beaucoup de points. Surtout le fait de vouloir « tout faire ». C’est simple chaque fois que la semaine se termine, je me fais une liste interminable de choses à faire, de tout ce que je n’ai pas le temps de faire la semaine. Résultat je termine le we sur les rotules :( En plus je me rends compte que je ne sais pas absolument pas déléguer et demander de l’aide. Il a fallu que mon compagnon s’impose pour que je lui laisse quelques trucs à faire.
    Peut-être devrions nous mettre la barre moins haut ?
    Ne pas s’imposer de tout contrôler et se dire, comme tu le mentionne si bien, que « c’est très bien comme ça » :)
    Par exemple, avant je faisais le ménage plusieurs fois par semaine, genre je passais ma pause dej à briquer la maison. Désormais, nous faisons le ménage (à fond) 1 fois tous les 15 jours et l’entretien régulier se fait au jour le jour. Cela me demande de lâcher prise et de me dire que bon c’est pas très grave si tout n’est pas tout le temps nickel. Le lâcher prise… voilà une des solutions :)
    Il faudrait surtout que j’arrive à faire des efforts sur le repos. Je ne me pose jamais, jamais.

    1. Merci pour tes commentaires. Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis, et mon chéri aussi .Lui aussi à du mal à lâcher prise et ça le frustre encore plus que moi de ne pas arriver à tout faire. Cette année il m’est arrivé des choses difficiles au plan pro et perso et si je ne retiens qu’une chose c’est qu’il faut mettre ses priorités au bon endroit. Pour moi ce sont mes proches et profiter de la vie (sortir un peu plus tôt du travail pour profiter de la soirée et des illuminations, aller voir les expos qui me plaisent, faire des voyages quand je peux, …) . J’ai tendance à être en mode robot : métro boulot dodo, à me dire que mon travail est plus important que tout etc Alors, ce n’est pas toujours facile, mais j’essaye vraiment de me concentrer la dessus pour profiter de ceux qui sont vraiment important pour moi et pour me préserver moi. Je te souhaite bon courage sur ce chemin :) c’est dur de trouver l’équilibre

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