Théâtre – Une chance inestimable – pièce survoltée et décapante

Il y a des jours comme ça, on ne sait pas pourquoi mais rien ne va. Vos projets n’aboutissent pas, un rien vous frustre, votre moitié est d’humeur chafouine, vos collègues vous tapent sur le système, …. Bref vous avez le sentiment de ne rien faire de constructif et pas d’autre envie que de rester au lit roulé en boule.

Dans de telles situations chacun sa stratégie : broyer du noir, maudire le monde, manger l’intégralité de ce qui se trouve dans votre cuisine, sortir courir, pratiquer le chant tantrique ou aller boire des bières, que sais-je, ….

Pour ma part, j’essaye de me concentrer sur le positif, le plus infime soit-il et de capitaliser là dessus pour remonter la pente : un cerisier en fleur qui croise votre chemin, une petite mamie qui vous sourit dans le bus, un morceau adoré dans les enceintes, le crouton de la baguette toute fraiche en sortant de chez le boulanger. Tous ces petits moments amassés suffisent parfois (souvent ?) à faire basculer la balance.

En ce moment, notre moral joue les funambulismes, chahuté par nos projets qui n’avancent pas, mon travail qui me pèse, la fatigue accumulée et des petits tracas qui parfois nous plombent plus que de raison. Bref la semaine dernière, j’en avais gros comme dirait Perceval et Karadoc. Plutôt que de fulminer et pester, je suis dit que j’allais nous créer une occasion de nous réjouir. Et pour cela quoi de mieux qu’une bonne tranche de rire.

Après être tombée sur la présentation par hasard dans télématin, nous sommes allé voir vendredi la pièce « Une chance inestimable » au théâtre des béliers parisiens.

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Résultat ? Fou rire en série. Allez je vous raconte …

Le pitch

Doriann, est sur le point de se suicider. Soudain, le temps s’arrête et trois personnages célèbres, eux même suicidés débarquent. Leur mission ? Essayer de l’en dissuader.

Distribution : Guillaume Bouchède, Alain Bouzigues, Fabrice Donnio, Marie Montoya

Mise en scène : Arthur Jugnot et David Roussel

Mon avis

Durant 1h30, un Hitler totalement hystérique et vociférant, une Cléopâtre narcissique et nymphomane et un Gérard de Nerval, lunaire et attachant se donnent sans repos la réplique. Si sur le papier, l’intrigue est simple et un peu tirée par les cheveux, dans les faits, on rit de bout en bout et on assiste médusé à un pingpong survolté entre ces quatre protagonistes. Traits d’esprit, gags et vannes s’enchainent et ricochent si bien que le spectacle passe en un clin d’œil.

Servie par des acteurs extras (mention spéciale à Alain Bouzigues qui campe un Hitler saisissant), cette pièce de Fabrice Donnio est le parfait divertissement pour qui a besoin de rire sans trop réfléchir. Je vous la conseille donc à 100%.

Infos pratiques :

Dates :  Jusqu’au 2 mai.

Lieu : Théatre des Béliers parisiens, 14 bis rue St-Isaure 75018 Paris

Réservations : Ici

 

 

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