30 ans, l’âge du choix

Bonjour à tous et joyeux mardi amis lecteurs. Ce week-end je vous ai délaissés, mais pour une bonne cause. Deux de mes meilleures amies fêtaient leurs trente ans, difficile de rater ça. « Et c’était bien me demanderez vous ? », Sympas comme vous êtes.

Et bien oui c’était très bien. Le soleil était au rendez-vous, nous avions quitté la morosité parisienne pour des réjouissances en bord de mer du nord et la compagnie était joyeuse. En novembre, c’est à mon tour et j’espère faire aussi bien, mais je ne suis pas venue vous parler de ça aujourd’hui, mais plus de la façon dont j’appréhende l’entrée dans la trentaine et les changements qui s’en suivent.

Vous le savez sans doute, j’ai un problème, avez la notion d’âge adulte. J’ai beau avoir presque trente ans, être propriétaire, en CDI, payer mes impôts et avoir une assurance vie (bonjour le coup de vieux ^^), je ne me sens pas adulte. Peut être est-ce dû à l’idée que je me fais de ce qu’est « être adulte ». Ce « quand on sera grand » dont on se plait à rêver quand on est petit, moi je l’imaginais immense et absolu.  Adulte, j’aurais les réponses que je me posais, je saurais où j’allais, je serais « installée », j’aurais un métier utile aux autres dans lequel je m’épanouirais et je ferais mon petit bonhomme de chemin. Si vous saviez à quel point j’étais une enfant et une adolescente grâve, … à 18 ans, je m’angoissais pour savoir si j’aurais une retraite.

Sans doute le sentez vous à la lecture de mes précédentes phrase, mon principal problème dans la vie c’est l’assurance. Je suis quelqu’un qui se pose beaucoup trop de questions. Ca ne m’empêche pas d’agir et d’avancer mais ça me gâche un peu la vie parfois, car je cogite et m’angoisse, d’une part, beaucoup plus vite que la moyenne, et aussi que je suis du genre à faire passer mes envies en arrière plan pour contenter tout le monde, par peur de déplaire.

Avec, le « couperet » des trente ans qui approchaient, j’ai eu l’occasion de pas mal discuter avec mes amies car l’affaire nous angoissait pas mal et j’ai l’impression que plus le mur approche, plus il semble facile à franchir. A 25 ans, nous imaginions que 30 ans c’était un peu le début de la fin, il fallait commencer à savoir ce qu’on voulait, s’être mis en couple, songer aux enfants, toussa toussa et je pense que l’angoisse venait notamment de ça, car nous venions juste de quitter nos parents, de nous lancer dans le boulot et ces objectifs semblaient bien difficiles à atteindre.

En fait, à quelques minuscules mois de l’échéance, j’ai réalisé que ces objectifs étaient bidon et ce n’était pas le fait des les atteindre ou non qui feraient que je serais adulte. L’angoisse et le manque d’assurance sont toujours là. Ils évoluent, se déplacent à d’autres secteurs de ma vie, s’estompent parfois en partie, mais surtout j’apprends à vivre avec.

Avec l’âge (^^)  et les expériences, bonnes ou mauvaises qu’il apporte, j’ai réalisé que 30 ans c’était plutôt chouette. Que pas mal de question demeuraient, que d’autres surgissaient aussi, mais que je me prenais moins la tête dessus. Et surtout qu’à 30 ans, même si on ne sait toujours pas ce qu’on veut, on sait mieux ce qu’on ne veut pas et on le dit.

En clair, la trentaine, m’apporte une certaine assurance et sérénité que je n’avais pas avant. J’arrête de m’embarrasser et de me contorsionner pour des gens qui en retour n’en font pas autant. En clair je fais du tri, dans ma vie et dans mes « amis » et la vie est plus légère.

Sur ce je vous dis à bientôt :)

 

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8 réflexions sur “30 ans, l’âge du choix

  1. L’angoisse, le manque d’assurance font défaut à tout age, je crois ou alors… 30 ans, un age qui me parait à la fois proche et si loin. Un age où je crois, je suis devenue « différente », un pas en avant…

  2. je double presque la mise et je confirme… on est super bien à 30 ans… le cap du 40 est plus difficile, puis on s’habitue… la cinquante vous tombe dessus, rien à prouver tout à gagner, c’est comme on veut, c’est comme on peut…!

  3. Oh j’ai l’impression de me regarder dans une glace en lisant tes propos ! Bon sauf qu’à 28 ans je ne suis ni propriétaire, ni titulaire d’un CDI ou d’une assurance-vie. Je ne sais même pas si je serais encore en France l’an prochain :p Mais le manque d’assurance et les questions sans fin se bousculent à mon esprit. J’espère que la trentaine sera l’âge de la sérénité.
    En tou cas, c’est une belle conclusion que tu nous offres ! :)

  4. Je découvre ton blog, j’aime beaucoup.
    En fait pour moi avancer dans l’âge est une richesse,on découvre tout les jours un peu plus la vie. Tout comme toi,j’ai bcp donné aux autres, puis un jour on dit STOP ! À te lire,je trouve que tu te débrouilles bien, bravo :)
    Belle soirée,
    Thalie

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